L’Étonnante Pratique Culturelle De Planter Un Arbre Dans Un Autre Arbre, Symbolisant La Vie Et La Mort

 

La découverte d’une pratique culturelle consistant à faire pousser un arbre dans un autre arbre amène à la conclusion que c’est une vieille coutume aborigène.

Il existe encore de nombreuses inconnues, mais on pense que les propriétaires traditionnels de cette pratique sont les Gamilaraay, également connus comme les Kamilaroi, Kamillaroi et d’autres variantes, qui sont un peuple aborigène australien dont les terres s’étendent de la Nouvelle-Galles du Sud au sud du Queensland. Ils forment l’une des quatre plus grandes nations indigènes d’Australie.

Chez Urne Bios ®, nous avons eu le grand plaisir de parler à Jane Pye, une agricultrice de cette région. Elle passe de nombreuses journées dans la nature australienne à rassembler des moutons et beaucoup de grands arbres se sont convertis en vieux amis. Elle passe des heures à photographier et à géolocaliser les arbres qui portent des signes d’occupation autochtone. Jane passe souvent son temps à «chasser les arbres» avec son ami, Kamilaroi Elder Allan Tighe, d’origine aborigène.

 

 

Bios Urn Blog: The amazing aboriginal practice of scar trees and trees in trees symbolizing birth and death / Blog Urne Bios: L'étonnante pratique autochtone des arbres cicatriciels et de planter un arbre dans un autre arbre symbolisant la naissance et la mort

Jane passe souvent son temps à «chasser les arbres» avec son ami, Kamilaroi Elder Allan Tighe, d’origine aborigène. Image: scartrees.com.au

 

Pourquoi cette pratique culturelle est si fascinante

Ils constituent un lien important avec le passé aborigène de l’Australie et une réflexion sur le degré d’innovation et de résilience de ces peuples. La découverte de la pratique de planter un arbre dans un autre arbre témoigne des milliers d’années d’occupation et d’agriculture autochtones de cette région.

Jane explique que survivre là-bas avec son climat imprévisible de fortes sécheresses et d’inondations aléatoires est encore difficile aujourd’hui, mais ces ancêtres ont géré leur environnement et ont prospéré.

 

 

Bios Urn Blog: The amazing aboriginal practice of scar trees and trees in trees symbolizing birth and death

Il y aurait plus de 150 exemplaires de plantation d´un arbre dans un autre arbre dans cette région. Images: scartrees.com.au

Le symbolisme de la mort

Jane explique qu’après des années à essayer de découvrir pourquoi les peuples aborigènes ont établi la pratique de planter un arbre dans un autre arbre, elle a découvert par hasard la veille de parler à Urne Bios ® que cette coutume marquait la mort de quelqu’un, une vraie coïncidence!

Une personne de la génération la plus ancienne encore en vie a dit à son ami aborigène Allan que lorsqu’une personne importante est née, ils plantaient un arbre pour marquer la naissance. Et puis, lorsque cette personne est décédée, ils plantaient un nouvel arbre dans la partie morte de l’arbre original (c’était souvent des eucalyptus qui se creusent avec le temps). On ne sait pas si le deuxième arbre était une graine, un semis ou une bouture. Le climat a toujours été chaud et sec las-bas, il aurait donc fallu qu’ils l’arrosent pour qu’ils prospèrent.

« Beaucoup mieux que d’amener des fleurs à une tombe! » nous dit Jane.

La pratique culturelle de faire pousser un arbre dans un autre arbre semblerait se limiter aux clans de Kamilaroi et de Wailwun de l’autre côté de la rivière. Ils pourraient être ailleurs en Australie, mais Jane pense que cela aurait déjà été découvert et que les descendants en seraient conscients. Jusqu’à présent, cela n’a pas été révélé (2021).

 

Les arbres cicatriciels sont également la preuve de l’occupation aborigène

Jane a également photographié et géolocalisé les célèbres arbres cicatriciels (« scar trees » en anglais) après des années à les admirer et à les spéculer. Il semblerait que les Autochtones aient causé des cicatrices sur les arbres en enlevant l’écorce à diverses fins. Ceci est également connu sous le nom de CMT (arbres culturellement modifiés).

Les Aborigènes auraient enlevé l’écorce et le bois d’une variété d’arbres qui ont été utilisés pour fabriquer des canots, des conteneurs et des boucliers et pour construire des abris temporaires. Ils ont également coupé les prises pour les orteils dans les arbres pour les rendre plus faciles à grimper. Cela leur a permis d’utiliser les arbres comme guetteurs, de chasser les opossums ou les ruches d’abeilles et de couper l’écorce plus haut dans l’arbre. On pense également que la cicatrisation d’un arbre est due à des raisons cérémonielles telles que l’enterrement d’une personne à l’intérieur de l’arbre. Les gens y étaient enterrés dans des arbres creux – parfois enveloppés dans un linceul d’écorce ou une enveloppe funéraire.

 

Bios Urn Blog: The amazing aboriginal practice of scar trees and trees in trees symbolizing birth and death / Blog Urne Bios: La fascinante pratique culturelle des arbres cicatriciels

Les personnes étaient enterrées dans des arbres creux – parfois enveloppés dans un linceul d’écorce ou une enveloppe funéraire. Image: scartrees.com.au

 

Les cicatrices, qui varient en taille, exposent l’aubier sur le tronc ou la branche d’un arbre. On trouve des arbres cicatrisés partout à Victoria (Australie), partout où il y a des arbres indigènes matures, en particulier des buis et des gommes rouges. Les personnes qui en trouvent un sont priées d’avertir les autorités locales pour aider à préserver les lieux culturels autochtones.

Lorsqu’un arbre est frappé par une hache (à l’origine en pierre), les dommages laissent une zone d’aubier exposée qui sèche et meurt. L’écorce ne repousse pas, mais l’arbre essaie de sceller la plaie avec un nouveau tissu appelé «prolifération». Cette croissance est plus rapide sur les côtés. Le haut et le bas de la cicatrice et le visage sec apparaissent alors allongés. En raison du dépérissement et du processus de guérison inégal, ces cicatrices ne ressemblent souvent en rien à la plaie d’origine.

Les arbres cicatriciels fournissent des indices précieux sur l’utilisation de matières périssables par les peuples aborigènes. Parce que le bois pourrit souvent, les musées victoriens ne possèdent qu’un petit nombre d’objets en bois autochtones. Ils nous disent où vivaient les Aborigènes et nous aident à trouver d’autres types de sites archéologiques, comme des éparpillements d’outils en pierre. Les arbres cicatriciels fournissent aux Aborigènes aujourd’hui un lien important avec leur culture et leur passé.

 

 

«J’adore ces arbres», dit Jane avec passion. « Ils me rendent curieux et ils me remplissent d’une sorte de bonheur qui est en quelque sorte spirituel je suppose … une sorte d’appartenance que les gens de la ville pourraient ressentir pendant un concert ou à un match sportif. L‘énergie que je ressens rassemblée autour de ces arbres qui sont là depuis des générations et on tout vécu, c‘est impressionant pour moi. Je ne trouve pas exactement les mots pour mexprimer car je suis une fermière pas une poète. « 

Ces mots nous semblent poétiques à nous! Merci Jane.

 

 

Que pensez-vous de cette pratique autochtone de planter un arbre dans un autre arbre pour marquer la naissance et la mort de quelqu’un? Laissez-nous vos commentaires ci-dessous. Nous serions ravis de savoir ce que vous en pensez.

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Comments

  1. Gilles Robitaille says

    Quelle formidable pratique. Quelle sensibilite que de penser a planter un arbre dans un arbre. Quelle belle leçon de vie que de faire pousser un arbre pour commemorer la naissance d’une personne et a la mort de celle-ci de planter un arbre dans ce même arbre pour constituer la continuite de la vie. Rarement une pratique m’a touche comme celle-ci .Nous avons beaucoup a apprendre des pratiques et coutumes des autochtones et ameriendiens . Ils savent a quel point l’importance de la relation que nous devrions tous avoir avec la terre . Merci et je rend hommage a ces anciens a qui je pense avec enormement de respect.

    • Bios Urn says

      Merci Gilles d´avoir pris le temps de partager vos pensées avec nous. Nous avons ressentis exactement la même chose lorsque nous avons entendu parler de cette pratique. Le monde moderne peut apprendre beaucoup de nos ancêtres sur terre. Merci encore et prenez soin de vous

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